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„Il y en a beaucoup, qui voyant quelque chose qu’ils ne comprennent pas et qu’ils ne sont surtout pas capables d’imiter, réglent briévement l’affaire en disant que cela doit être quelque magie, une sorte d’éblouissement. Ce qu’ils veulent dire par là, c’est que leurs yeux croient voir quelque chose lá, où il n’y a pourtant rien en réalité, ou ils voient autre chose à la place de cette chose rèelle. Cependant, il existe beaucoup de sortes d’èblouissements, sans aucune doute. Par example, quand quelqu’un marche sur le chemin sous le clair de lune et remarque tout d’un coup une ombre verticale sur le mur ou dans le brouillard, donc, brusquement il croit être suivi par un compagnon de route non invité, un parmi ceux de la légion des âmes impures. (…)
Est-ce qu’en comprend en général ce qu’on voit? On oublie souvent que la vue est une de nos capacités acquises qui ne permet pas de voir quelque chose qu’on n’ait jamais rencontrée avant. On ne peut donc pas imiter une chose jamais vue, on ne peut que recontstruire, d’une façon pauvre, d’après ce qu’on a déjà compris (pensons seulement aux dessins des bestiaires du Moyen-Âge). Et vice versa, il est tellement facile de tramper nos sens: notre imagination est toujours prête à dessiner des âmes impures à partir des ombres noires, des visages à partir de deux points et d’une ligne, chacun ce qu’il mérite à partir des tâches d’encore. Un petit bout de papier sensible à la lumière peut être également apte à devenir la scène de la magie, de l’éblouissement, peuplée des êtres et des objets qui n’ont jamais existé, mis dans leur état éphémère pas des mains soigneuses de façon à leur donner du sens et de la dimension. Ce mystère des temps jadis, celui de la création des illusions, pris pendant longtemps comme un poids superflu par les arts, a repris ses forces. Depuis quelque temps, des histoires se dessinent sur du papier, de la toile et du celluloïd, en donnant de la joie pour certains et en faisant peur à encore plus de gens. “C’est tout ce qu’il voulait, rien d’autres? Seulement cette petite scène, aussi simplement, avec quelques petits personnages coupés du papier, avec des bijoux enlevés des oreilles, avec des fruits formant des ailes d’ange?“ – se morfond en se méfiant celui qui a déjà tout vu, et se prête à prendre l’encyclopédie pour éclairer savamment par l’histoire de la culture la question de savoir si le petit cheval et le trou de la clé se présentent comme l’enfant du surréalisme de Szentendre, une version si particulièrement hongroise du surrèalisme. Et encore, à quoi peut-on associer le motif de la roue et du soleil, pour ne pas parler de ces êtres ailés, à partir des séraphins jusqu’aux anges déchus, à travers des puttons?
Oui, tout cela peut être intéressant et important – l’ange debout (ou assis) sur une colonne, avec au-dessous des lecteurs dans les bibliothèques, comme des étoiles, enfermés dans des cages et aspirant à être libres, tendant vers le soleil, dont la destinée est la chute – ce sont des histoires importantes qui reviennent toujours sous une autre forme, inlassables.
Il reste cependant plus important de voir sur ces images tout récentes, comment les coupures de papier enfermées dans des bouteilles se transforment en de beaux éblouissements inimitables et pittoresques: des êtres volatils au corps lumineux se distinguent de l’ombre, comme si c’était l’esprit pur qui aurait laissé sa trace sur du papier sensible, préparé par un médium.
Szerző: Krisztina Szipőcs
Fordító: Traduction: Borbála Pötcz
Nyelv: francia
Megjelenés dátuma: 1998